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COMPLEMENTS MODULE 3

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MEMOIRE ET CONCENTRATION

 

LA MEMOIRE

LE CERVEAU

 
Le cerveau est le siège des différentes mémoires. La compréhension du cerveau nous permettra de mieux comprendre le fonctionnement de la mémoire. D’un point de vue biologique, notre cerveau a peu évolué depuis l’Âge de pierre. Mais il doit gérer aujourd’hui beaucoup plus d’informations. Depuis 1970, les recherches sur le cerveau ont progressé de manière spectaculaire. Ces progrès ont pu être réalisés grâce à l’invention de nouvelles techniques qui permettent de suivre le fonctionnement du cerveau humain en action, de voir les zones mobilisées dans telle ou telle situation.

Les recherches en neurosciences, ont donné naissance à la neuropsychologie. Cette nouvelle discipline établit désormais la passerelle entre la neurologie, science de la matière vivante, et la psychologie, science de l’esprit. Elle est riche d’applications dans le domaine du travail intellectuel.

D’autre part, les recherches ont abouti à une découverte fondamentale : Le cerveau humain est malléable à vie. Une stimulation régulière du cerveau permet de développer une excellente mémoire et de garder une bonne forme mentale.

Stimuler sa mémoire, ce n’est pas seulement apprendre par cœur des colonnes de chiffres ou passer des heures à résoudre des problèmes épineux. Au départ, il y a d’abord et surtout la prise de conscience :

  •  Éviter de stresser et de surcharger le cerveau

La plupart des gens qui souffrent d’une faible mémoire présentent des organes sains et capables de fonctionner correctement. En réalité, leur problème vient surtout du surmenage, du manque de sommeil, d’une mauvaise alimentation, d’une frustration ou d’un sentiment d’épuisement.

  •  Etre motivé

L’enthousiasme et l’envie de découvrir permettent d’obtenir de meilleurs résultats.

  • Comprendre le fonctionnement de la mémoire

Pour stimuler la mémoire il faut savoir de quels faits biologiques elle dépend.

Le cerveau dirige tous nos actes, relie les informations qui lui viennent du monde extérieur avec nos souvenirs et se fait ainsi le siège de notre conscience. C’est le cerveau qui est le maître de nos émotions et qui décide si nous allons éprouver de la colère ou de la joie. Il prend part à tout ce qui définit notre personnalité : notre corps, nos souvenirs, nos pensées, nos sentiments, notre manière d’appréhender le monde. C’est lui qui fait ce que nous sommes. La taille et le poids de notre cerveau n’ont par ailleurs pas d’importance.

 Le cerveau renferme une centaine de milliards de cellules nerveuses – les neurones – qui sont reliées les unes aux autres. Ces neurones se logent dans des cellules gliales (ou de soutien) et y puisent leur énergie. Les zones de contact entre deux neurones - les synapses- fonctionnent comme des relais électriques et permettent la transmission des signaux. C’est ainsi qu’un véritable réseau nerveux se constitue dans notre cerveau. Ce réseau ne représente que 2 à 3 % de la masse corporelle, mais utilise 20 % de notre énergie.

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Le réseau neuronal : à l’intérieur du cerveau, des milliards de cellules nerveuses sont connectées les unes aux autres. Pour ce faire, chaque corps cellulaire possède des prolongements, les axones, qui vont le relier à des cellules partenaires ou à des muscles dont ils vont provoquer le mouvement.

Les biochimistes – qui étudient les substances et les réactions chimiques des organismes vivants – ont réussi à démontrer le rôle joué par certaines substances lorsque s’établissent les contacts entre neurones via les synapses. Parmi ces substances, on compte les neurotransmetteurs ou neuromédiateurs comme l’acétylcholine ou le glutamate et toute une série d’hormones et de protéines. L’un des objectifs de ces recherches est de mettre au point des médicaments grâce auxquels on pourrait soigner les maladies cérébrales graves provoquant de forts troubles de la mémorisation et de l’apprentissage.

Les dernières découvertes vont d’ailleurs dans le sens des principes de la stimulation mémorielle : les neurones qui viennent d’être stimulés sont plus faciles à stimuler pendant plusieurs heures, voire parfois, et en partie, pendant des semaines. Une stimulation répétée entraînerait ainsi une consolidation des liaisons nerveuses correspondantes. En d’autres termes, celui qui s’entraîne régulièrement et active toujours les mêmes liaisons, ancre plus profondément les informations apprises dans sa mémoire.

Le cerveau enregistre les informations suivant un processus complexe et très judicieux. De ce fait les informations ne se perdent pas facilement. Lorsque nous rappelons une information enregistrée dans notre mémoire, un grand nombre de cellules nerveuses sont activées. C’est ainsi que chaque information sauvegardée laisse une trace bioélectrique complexe dans notre cerveau, l’engramme.

Notre faculté d’associer des données préenregistrées et des nouvelles augmente encore considérablement les capacités de notre cerveau.

Grâce à des processus d’imagerie modernes les chercheurs sont parvenus à établir un schéma illustrant le chemin parcouru par les informations perçues via nos sens jusqu’à ce qu’elles parviennent dans notre mémoire, et le chemin de ces mêmes informations lorsqu’elles sont rappelées. Presque toutes les parties du cerveau participent au processus de la mémoire.

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L’illustration ci-dessus montre, de façon très simplifiée, les parties du cerveau qui participent au travail de mémoire :

Le corps reçoit les informations…,

  • Le système sensoriel reçoit les informations de l’environnement par le toucher, l’odorat, le goût, la vue ou l’ouïe.

 … les évalue et les trie

  •  Ces informations passent par un premier « filtre », le rhinencéphale. Il s’agit d’une partie centrale du cerveau qui joue le rôle de réception et de centre de tri. Plusieurs structures y travaillent en étroite collaboration : il y la thalamus qui joue un rôle dans la conscience, la perception du temps et le système moteur. Sous le thalamus se trouve l’hypothalamus qui joue un rôle déterminant dans des besoins élémentaires comme la faim, la soif, le sommeil, les pulsions sexuelles. L’amygdale est le centre de contrôle des émotions ; elle associe ces dernières aux informations. L’hippocampe se charge d’orienter les informations vers la mémoire à courte ou à moyen terme ainsi que de répartir les nouvelles informations arrivées dans la mémoire dans les régions correspondantes du cortex cérébral.

 Puis il les stocke dans le cortex cérébral droit ou gauche…

  • Ensuite, les informations sont stockées, en fonction de leur nature, du côté gauche ou droit du cortex cérébral. Le cerveau stocke dans des ensembles neuronaux déterminés et dans le cervelet les aptitudes que nous avons intériorisées, comme le fait de savoir conduire ou nager.

 … et les rappelle pour les transformer en actes

  • Enfin, les contenus mémorisés sont rappelés, associés les uns aux autres, transmis à l’appareil locomoteur et transformés en actes ; selon les dernières découvertes, ces opérations auraient principalement lieu via des structures spécifiques des lobes frontaux et les pôles des lobes temporaux.